Uber accélère sa diversification et veut nous faire oublier la voiture !

Uber accélère sa diversification et veut nous faire oublier la voiture !

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Entreprise américaine qui exploite des applications mobiles de mise en contact d'utilisateurs avec des conducteurs réalisant des services de transport, Uber encaisse les coups. D’abord une fuite de données qui a fait scandale, ensuite le premier accident mortel entre un piéton et une voiture autonome… Et, dernier coup dur en date, la justice européenne a estimé, début avril, que la France et les autres pays de l'Union européenne pouvaient bannir des services de transport comme UberPop sans en avertir Bruxelles au préalable.

Selon cet arrêt, des services comme UberPop (qui permet la mise en relation avec des chauffeurs non professionnels utilisant leur voiture personnelle), peuvent donc être refusés par les divers états de l’Union sans même que la commission européenne en soit "notifiée". Depuis l’automne 2014 déjà et la loi Thévenoud, Uber avait été contraint d’abandonner UberPop, faisant désormais appel à des chauffeurs uniquement professionnels.

Mais avec cet arrêt, l’évolution de la société américaine a reçu un sérieux coup de frein, elle qui espérait passer en force dans certains états ou certaines villes. "C'est une grande satisfaction, Uber aujourd'hui ne peut plus prétendre que son activité relève du e-commerce, son activité relève désormais de l'activité de transport”, se sont félicités de nombreux représentants des taxis avec qui Uber est en guerre ouverte.

Trains, bus, vélos électriques...

Malgré ces déboires, la société américaine ne baisse pas la garde. Et semble décidé à diversifier ses services pour continuer d’exister. Ainsi, mercredi dernier (le 11 avril), le Pdg du groupe, Dara Khosrowshahi a présenté une série de nouveaux services. "De plus en plus, Uber ne sera plus seulement destiné à réserver une voiture, ce sera pour se déplacer d'un point A vers un point B avec le meilleur moyen de transport possible", a déclaré le boss dans la capitale fédérale Washington.

Et pour aller de A à B, ce n’est pas forcément la voiture qu’Uber va proposer. Bien au contraire. Transports en commun, location de voitures, trains, vélos électriques partagés... Uber veut doper les moyens de transports du futur pour séduire les populations qui vivent en ville. Une application va ainsi proposer (à Washington et San Francisco) des… stations de vélos électriques ou encore du covoiturage, via une alliance avec Getaround.

Même dans les transports en commun comme les trajets en bus ou en trains, Uber ambitionne de devenir un acteur majeur via des applications pour régler les trajets. Alors, exit ou presque la voiture chez Uber ? Un comble mais une stratégie qui peut s’avérer payante à long terme dans les grandes agglomérations et auprès d’un public jeune, souvent intéressé par ce type d’économie partagée et high-tech.

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